Positionnement
Scenari propose une démarche novatrice de la gestion de contenus qualifiée de SGCE : Système de Gestion de Chaînes Editoriales. Il se positionne en amont des systèmes de diffusion de documents, aborde la gestion de contenus par une structuration logique et sémantique fine orientée "auteurs", et incarne le paradigme de l'édition WYSIWYM : What You See Is What You Mean.
Scenari : un Système de Gestion de Chaînes Editoriales
Scenari se positionne comme un SGCE, Système de Gestion de Chaînes Editoriales. C'est une approche innovante qui allie une approche structurée telle que nous la connaissons dans les bases de données à la manipulation de contenus éditoriaux riches.

Scenari est un Système de Gestion de Chaînes Editoriales, il est aux contenus multimédia ce que les SGBD sont aux données tabulaires.
Les bases de données servent à gérer des données structurées sous forme de tables manipulables. Les SGBD sont des environnements de conception de bases de données.
Les chaînes éditoriales servent à gérer des contenus riches multimédia sous forme de documents manipulables. Les SGCE sont des environnements de conception de chaînes éditoriales.
Scenari : un outil "auteurs" en amont des outils de gestion et de diffusion de documents
Scenari distingue le processus d'écriture de contenus du processus de diffusion des documents obtenus à partir de ces contenus. Il s'intègre avec des outils tiers pour assurer cette deuxième étape de diffusion : Systèmes de GED, intranets, plateforme de formation LMS, système d'édition papier, etc.

Scenari offre aux auteurs la possibilité de gérer des grains de contenus structurés logiquement plus fins que les documents générés.
D'autres outils comme les Wiki ou les CMS rapprochent ces deux étapes d'écritures et de diffusion, ce qui s'avère pertinent dans des schémas éditoriaux simples. L'utilisation de Scenari s'avère mieux adapté lorsque :
un même contenu doit être publié sur différents supports (multi-support)
un même contenu peut être réemployé dans différents documents (réutilisation et multi-usages)
le contenu doit respecter une ligne éditoriale précise (respect d'un modèle documentaire métier)
le processus d'écriture doit rester simple pour l'auteur mais nécessite une forte "technicité masquée" : contenus synchronisés avec un média temporel, contenus interactifs comme des exercices (quiz), des illustrations dynamiques, etc.
Scenari : un outil d'édition graphique WYSIWYM (what you see is what you MEAN)
L'ambition de Scenari est de fournir un outil qui permette de formaliser des "savoirs" pour mieux les exploiter : les créer, les gérer et les mettre en forme pour les diffuser. Ces "savoirs" doivent pouvoir se combiner bien qu'ils soient de nature diverse : informationnelle, pédagogique, voire de simples données (chiffres). Répondre à cet enjeu nécessite de rompre avec l'approche aujourd'hui généralisée de la création de contenus dite WYSIWYG (what you see is what you GET).
Le principe du WYSIWYG est d'offrir à l'auteur un outil d'édition présentant fidèlement (au millimètre ou au pixel près) ce que le lecteur obtiendra sur le papier ou sur l'écran. C'est aujourd'hui le paradigme de tous les logiciels bureautiques d'édition de contenus, mais cette approche séduisante et agréable pour l'auteur engendre certaines limites :
En WYSIWYG, on écrit pour un et un seul support majeur (une et une seule mise en forme papier, diaporama ou site web), les autres sont considérés comme secondaires et dégradés. Lorsqu'un contenu a été produit pour l'un de ses supports, il est impossible d'en obtenir une version pour un autre support avec la même exigence de qualité.
En WYSIWYG, on écrit un seul contenu monolithique où tout est "vu" : cela ne permet pas d'écrire un contenu plus riche qui est ensuite filtré en fonction du contexte d'usage et du support désiré. Il est par exemple impossible de réaliser un contenu à profondeur variable ou un contenu combinant des informations destinées à différentes cibles (par exemple : informations projetées, celles transmises aux apprenants et celles destinés aux formateurs).
Le WYSIWYG ne permet pas la production de contenus dynamiques et interactifs. Comment éditer un contenu riche qui apparaît dans une bulle au survol de la souris ? Comment écrire un contenu de type "web-radio" c'est à dire dont l'apparition/disparition est pilotée par une ligne de temps ? Comment écrire un exercice interactif en précisant la ou les bonnes solutions, le mode du calcul du score, les différents feed-backs possibles en fonction des réponses de l'apprenant ? Le principe du WYSIWYG est logiquement impossible.
L'approche WYSIWYG favorise la perception graphique du résultat final. Elle met donc en avant la forme et pas la structuration logique du contenu. A la recherche d'un résultat optimal, l'auteur exige de l'outil une liberté maximale de rendu, ce qui n'est pas toujours souhaitable dans une démarche d'industrialisation ou de simple respect d'une ligne éditoriale préétablie. Le WYSIWYG "limité" (comme les wiki) est un entre-deux dont les limites sont fixées par des contraintes techniques ou par des contraintes de chartes graphiques mais pas (ou très difficilement) par des contraintes éditoriales (choix de modélisation et de structuration métier de l'information). En d'autres termes, l'édition WYSIWYG est étrangère, voire s'oppose aux concepts de structuration documentaire et de ligne éditoriale.
Enfin, l'édition WYSIWYG qui amène nécessairement l'auteur à se préoccuper de la forme, entraîne une surcharge cognitive et un temps passé très important bien connue avec les logiciels de diaporamas par exemple. Là encore dans un entre deux comme dans certains programmes d'écritures de contenus de formation ou dans les wiki, cette perte est limitée du simple fait des limites de l'outil.
Le WYSIWYM (what you see is what you MEAN) oppose sa démarche à celle du WYSIWYG en partant non pas du résultat graphique, mais de l'information à véhiculer, de sa signification et de l'intention auctoriale. Cette démarche inhabituelle nécessite un travail d'abstraction de la part de l'auteur qui en fonction des situations peut-être contre-productive, car inutile compte-tenu du type d'information à produire (simple, linéaire et statique) et de son exploitation (un seul support associé), ou bénéfique car le WYSIWYM :
contribue à améliorer la qualité du contenu par une plus grande réflexion sur l'écrit,
homogénéise l'écriture (respect d'un modèle) et les mises en formes de publication,
dépasse les limites intrinsèque de l'approche WYSIWYG : écriture multi-supports, multi-usages, à profondeur variable, imbriquant une écriture interactive et spacio-temporelle...
L'opposition s'arrête là ! Dans la mise en oeuvre, la forme et le fonds sont intimement liés et un contenu correctement mis en forme lors de l'édition aide considérablement l'auteur dans son écriture. WYSIWYG et WYSIWYM ne doivent pas être opposés comme le sont les éditeurs bureautiques graphiques aux éditeurs en lignes de commande (latex, vim, etc.). Un éditeur WYSIWYM peut être graphique, mais il n'a pas pour objectif de représenter au "pixel ou millimètre près" ce qui sera visible par l'utilisateur final mais simplement d'aider à exprimer le message à véhiculer.
Le WYSIWYM est un concept émergent, peu de moyens y ont encore été investis. Les précurseurs de cette approche sont les éditeurs historiques en lignes de commandes, mais la non exploitation de la force de la représentation graphique les cantonnent dans des milieux spécifiques où l'abstraction est reine : les mathématiques et l'informatique. Le WYSIWYM intégrant la dimension graphique constitue un des fondements de l'instrumentation de Scenari.


